Les formats vidéo évoluent au travers le temps et les années : Du Cinémascope, à la télévision, des tubes cathodiques aux vidéoprojecteurs, du web 2.0 vers le mobile first. Une évolution marquée par l’évolution des technologies et par nos usages. La vidéo et le format vertical vers un usage mobile first.

L’usage définit le format

Sur l’année 2018, les fabricants de smartphones ont prolongé la taille des écrans passants du traditionnel 16/9 au 18/9 ou 2 :1.

Cette modification permet une occupation de la surface plus étendue, mais implique de rogner les vidéos qui ne sont pas au bon format pour bénéficier du fullscreen. Cela force donc les producteurs de contenu a adapté leurs formats.

Le mobile représente 65% de l’utilisation digitale totale. Des études ont montré que nous tenions notre mobile à la verticale 94% de notre temps. L’utilisation du mobile est en augmentation d’année en année, nos stratégies et campagnes doivent donc évoluer vers des expériences mobile first.

Du signal faible vers le mainstream

J’ai apprécié l’utilisation de la vidéo verticale dans le clip d’Orelsan, discipline, réalisé par Adrien Lagier et Ousmane Ly. Ce format donne une ouverture vers de nouveaux concepts de narration.

N’oublions pas que le format doit servir le spectateur et toujours améliorer son expérience audiovisuelle. Lorsque l’on regarde un long métrage, le format vertical est évidemment à proscrire. À l’inverse, dans une application, dans un feed sur les réseaux sociaux ou pendant une vidéo sur YouTube, il y a des temps de visionnage plus courts et à destination du mobile, l’insertion d’espaces publicitaires verticaux « mobile only » sont plus pertinent.

L’enjeu publicitaire

En dehors de l’approche user center, il y a un réel enjeu publicitaire. Voici quelques chiffres intéressants d’après une étude. Buffer a dépensé 6.000 dollars en publicitaires pour tester différents formats. Ils ont pris le même contenu vidéo, les mêmes posts, mais avec des formats différents.

Nous constatons que 90% des vidéos visionnées verticalement ont un taux d’achèvement supérieur à celui des vidéos visionnées horizontalement. Moins de 30% des utilisateurs tournent leur téléphone de côté pour regarder une annonce et les utilisateurs qui tournent leur téléphone de côté ne regardent qu’environ 14% de la vidéo.

Et face au format carré ?

Coût par clic (CPC) 26% moins cher avec la vidéo verticale par rapport à la vidéo au format carré. Coût par vue (CPV) 68% moins cher avec la vidéo verticale.

Le format vertical est encore peu utilisé il est donc sous côté par les régies publicitaires de Facebook.

De toutes évidences le format vertical ne remplacera pas un autre format, mais comme le format carré qui a trouvé sa place et son utilité pour les médias, le format vertical trouvera la sienne.

Vidéo authentique, plus humaine et complice ?

Vous avez un projet, une idée conceptuelle pour utiliser la vidéo et le format vertical ?
Contactez-nous pour en parler autour d’un café !

Données issues des études suivantes :

+ The Nielsen total audience report : Q2 2018

+ Does Vertical Video Make a Difference? We Spent $6,000 on Tests to Find Out – Buffer.com

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